À l’occasion de la Journée internationale pour la sensibilisation au problème des mines, célébrée ce 4 avril, le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, rappelle dans un message l’ampleur de la crise : « Plus de 100 millions de personnes dans le monde vivent sous la menace des mines terrestres, des restes explosifs de guerre et des engins explosifs improvisés ».

Des villages afghans aux villes ukrainiennes, en passant par les plaines du Soudan et les rues dévastées de Gaza, ces engins meurtriers entravent le retour à la normale. « Même lorsque les armes se taisent, ces restes de guerre subsistent, tapis dans des champs, des sentiers ou des routes, et menacent ainsi la vie de civils innocents et les moyens de subsistance des populations locales », souligne-t-il.

En moyenne, une personne est tuée ou blessée par des mines et autres engins explosifs improvisés toutes les heures. De nombreux enfants figurent parmi les victimes de ces engins, dont l’utilisation croissante terrorise les civils et menace les acteurs humanitaires, ainsi que les missions de l’ONU.

Un défi humanitaire et sécuritaire

Les conséquences de ces armes ne sont pas seulement humaines, elles sont aussi économiques et humanitaires. La présence de mines entrave l’aide d’urgence, ralentit la reconstruction et empêche des communautés entières de cultiver leurs terres ou de rouvrir des infrastructures essentielles.

Dans ce contexte, les efforts de l’ONU et de ses partenaires sont plus que jamais cruciaux. Le Service de l’action antimines des Nations Unies (UNMAS) joue un rôle central en coordonnant des opérations de déminage, en formant les populations locales aux dangers des explosifs et en soutenant les victimes. « Année après année, les courageux spécialistes de la lutte antimines de l’ONU travaillent aux côtés de partenaires pour localiser et éliminer ces armes, sensibiliser les esprits aux risques et évaluer les menaces », rappelle M. Guterres, saluant les risques qu’ils prennent, parfois au péril de leur vie.

Du 9 au 11 avril 2025, l’UNMAS et le Centre international de déminage humanitaire – Genève (CIDHG) accueilleront conjointement, à Genève, la 28e réunion annuelle des directeurs nationaux de programmes de lutte antimines et des conseillers techniques des Nations Unies, qui rassemblera dirigeants et experts afin d’échanger des points de vue sur les questions urgentes auxquelles ce secteur est confronté.

Un appel à l’action

Le thème de cette édition 2025 de la journée, « Agir maintenant pour bâtir un avenir sûr », insiste sur l’urgence d’une mobilisation internationale. 

António Guterres exhorte ainsi les États à ratifier et appliquer les traités interdisant ces armes, soulignant l’importance du cadre juridique international : « J’engage les États Membres qui ne l’ont pas encore fait à ratifier la Convention sur l’interdiction des mines antipersonnel, la Convention sur les armes à sous-munitions et la Convention sur certaines armes classiques, et à les mettre pleinement en œuvre ».

Il appelle également les gouvernements à respecter les engagements mondiaux énoncés dans le Pacte pour l’avenir récemment adopté, consistant à ne pas utiliser d’armes explosives dans les zones peuplées ou à en limiter le recours.

Alors que la lutte contre ces armes silencieuses progresse lentement, le Secrétaire général conclut son message sur une note d’espoir : « La lutte antimines porte ses fruits. Ensemble, engageons-nous à bâtir un avenir sûr, ici et maintenant ».

Source of original article: United Nations (news.un.org). Photo credit: UN. The content of this article does not necessarily reflect the views or opinion of Global Diaspora News (www.globaldiasporanews.com).

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