Deux ans se sont écoulés depuis le début de la guerre civile sanglante entre les forces du gouvernement militaire de Khartoum et les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR).
Au total, le conflit a causé le déplacement de plus de 15 millions de personnes, dont une majorité d’enfants, ayant fui les combats à Khartoum, au Darfour du Sud et au Darfour du Nord. Plus de la moitié de la population soudanaise, soit 30 millions de personnes, a besoin d’une aide humanitaire, alors que le pays est la seule nation au monde acutellement en proie à la famine.
De retour de Khartoum, auparavant inaccessible, Mohamed Refaat, le chef de mission de l’OIM au Soudan, s’est dit choqué par l’ampleur des destructions dans la capitale. Depuis la fin du mois de mars, cette dernière est repassée sous le contrôle de l’armée soudanaise, dirigée par le général Abdel Fattah al-Burhane, après être rapidement tombées entre les mains des RSF suite au déclenchement de la guerre, en avril 2023.
Des destructions « inimaginables »
Lors d’une conférence de presse à Genève, M. Refaat a décrit une ville dévastée par ces dernières semaines de combats intenses.
« Des centrales électriques ont été pillées. Les conduites d’eau ont été détruites. Et je ne parle pas de certaines zones. Je parle de tous les endroits où je suis allé », a-t-il rapporté.
Pour ce travailleur humanitaire aguerri, qui a été déployé dans plusieurs situations de conflit, notamment en Libye et au Yémen, le niveau de destruction atteint dans l’État de Khartoum est sans précédent.
« Non seulement les habitations ont été prises pour cible, mais aussi les zones administratives, et pas seulement les zones militaires, mais toutes les infrastructures de base nécessaires à la survie des populations », a-t-il dit.
Selon lui, des investissements massifs seront nécessaires pour aider tous ceux qui retournent dans la capitale soudanaise, après deux ans de guerre.
Horreurs omniprésentes
M. Refaat a notamment relayé sa rencontre avec Sarah, une professeure de mathématiques d’âge mûr, incapable de fuir les violences. Ses journées étaient « remplies d’horreur », marquées par la perte d’êtres chers, les maisons détruites et la menace permanente de violence et d’abus sexuels.
« La décision de Sarah de rester était motivée par la nécessité », a-t-il expliqué. « En tant que femme âgée, il aurait été dangereux et difficile de se déplacer à pied, et elle n’a aucun moyen de transport ».
Face au manque de financement, de nombreuses organisations non gouvernementales ont cessé ou réduit leurs activités au Soudan. M. Refaat a noté que de nombreuses personnes comme Sarah n’avaient pas reçu la moindre assistance.
Crise de financement généralisée
« Les financements se sont taris, non seulement de la part des États membres, mais aussi de la diaspora et des organisations caritatives », a-t-il constaté.
Le responsable de l’OIM a souligné qu’un financement humanitaire accru était nécessaire de toute urgence pour que la population puisse accéder à des médicaments, des abris, l’eau potable, l’éducation et des soins de santé.
Or, sur les 250 millions de dollars demandés par l’OIM pour venir en aide à 1,7 million de personnes au Soudan cette année, moins de 10 % des fonds ont à ce jour été reçus.
Source of original article: United Nations (news.un.org). Photo credit: UN. The content of this article does not necessarily reflect the views or opinion of Global Diaspora News (www.globaldiasporanews.com).
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